Sésime au Japon
Comme vous le savez, hier était une des journées les plus bourversant pour moi et beaucoup de mes amis au Japon.
En fait je suis en ce moment en France pour un séjour temporaire, et j'ai appris ces mauvaises nouvelles par l'internet dans le matin.
Au début je ne croyais pas mes yeux et j'ai tout de suite appelé ma famille par skype. Ils habitaient tous dans la zone ouest de Tokyo, moins affectée, mais qui a connu le degré 5 de l'échelle Richter. Heureusement je pouvais tout de suite parler avec eux.
Pendant la journée j'ai appris petit à petit la gravité de situation.
Ce n'est pas seulement les images des tsunamis géants qui me choquaient, mais aussi toutes les sortes de stresses et de confusions que racontaient mes amis et mes connaissances sur Facebook et sur Twitter.
La région la plus touchée du séisme est toujours coupée du réseau électrique sauf de quelques bâtiments équipés du système pour l'urgence. La manque de l'eau et du gaz partout. Je n'ai toujours pas de contacte avec quelques amis dans cette zone, sauf ceux qui se sont débrouillé avec leur téléphone portable.
[14/03: J'ai pu arriver à joindre la plupart d'eux. Beaucoup d'eux ont été en fait coincé à Tokyo, en étant voyage d'affaire. Ils essayent de joindre leur famille dans la région.]
Les villes moins touchées, comme Tokyo, semblent avoir repris petit à petit la vie normale, surtout avec le retour du transport commun, mais des répliques de tremblement continuent encore et beaucoup passent la nuit sous l'inquiétude. L'inconvénient au niveau matériel n'y est pas absent non plus. La coupure d'électricité arrive encore assez fréquemment selon des quartiers. La pénurie de nourriture n'épargnent pas certains. un ami a montré des photos des étagères vides de supermarchés. Et depuis cet après-midi, Le stresse psychologique s'accentue avec la nouvelle de l'accident de la centrale nucléaire.
Mais pour l'instant, je pense qu'ils tiennent le coup vraiment bien. Dans la ville, les gens s'aident, en solidarité, en hébergeant des gens qui ne pouvaient pas rentrer chez eux. Twitter est toujours saturée des mots et des annonces pour les réfugiés.
Puisque le manque d'électricité atteint au sommet, il y a l'appel de l'économie d'électricité à l'archipel entier. Les compagnies d'électricité des régions ouest du Japon ont commencé à envoyé de l'électricité à l'Est.
Dans ce genre de situation, ceux qui sont loin du pays ne peuvent vraiment pas grande chose, sauf de prier, de faire le don, et d'écrire.
P.S. Maintenant je n'habite plus dans le studio à Tokyo, que montre la photo de mon identifiant, à gauche de ce blog. Depuis un an, je me suis installée à Hiroshima, dans la partie ouest du Japon. Si j'avais habité encore dans ce studio avec plain de livres, l'histoire aurait été différente pour moi.
Canalblog a effacé mon message....
J'ai écrit un long article intitulé "Facebook et les japonais" et je l'ai appui "poster & publier". Puis, j'ai vu la fenêtre qui m'annonce qu' une erreur est survenue et que mon article n'existera plus.
Je ne sais pas la raison exacte. Bon, ça arrive toujours une erreur inconnue....
Mais une chose ne quitte pas mon exprit. Quand j'écrivais le message en question, je voyais en haut, une autre fenêtre qui me recommandait de synchroniser ce blog avec Facebook ou twitter. Et on m'a dit que je ne pourrais pas publier un nouveau message sans décider oui ou non pour cette proposition. Je m'en fichais et j'ai poussé d'abord le bouton pour publication....et voici le résultat.
Moi aussi je suis un des usagers japonais de Facebook, qui a un peu du mal à bien réussir chez nous. Ce service est bien utile pour garder le contacte avec des amis lointains. C'est sympa. Mais j'en ai de plus en plus marre de sa présence partout, notamment dans le monde d'internet en langue européenne.
Franchement, que le marché japonais garde une certaine indépendance face à lui.
Quant à Twitter, c'est trop tard. Il a bien pénétré chez nous.
importation des feux d'artifice japoanais
Il y a quelques jours, un visiteur de ce blog, parisien, m'a demandé où on peut se procurer 線香花火, senkou hanabi, feux d'artifice typiques du Japon (voici l'image).
Je lui ai répondu avec quelques jours de retard, mais des mails ne lui sont pas parvenus par des problèmes techniques. Donc au lieu de lui répondre directement, je me permets de poster un article sur le sujet.
Selon lui, parisien, il est allé chez Junku, puis Kmart, a demandé à "tous ceux qui voulaient bien répondre en passant dans le 1er arrondissement où l'on peut bien en trouver... ne serait-ce où l'on pourrait en chercher. En vain."
Moi-même je ne savais aucun magasin japonais dans Paris qui importe ce produit. Donc j'ai fait un peu de recherche et ai réalisé grosso modo la situation.
En fait, il est peut-être plus facile d'en chercher au quartier chinois à Paris, car ce sont maintenant les fabriquants chinois qui nous importent des produits à bas-prix dans l'archipel. Il semble que depuis certain temps, la production traditionnelle de senkou hanabi par les fabriquants domestiques est vraiment en difficulté face aux produits chinois.
http://kyushu.yomiuri.co.jp/magazine/life/908/li_090803.htm
Leur marché diminue même dans le pays d'origine, donc peut-être qu'ils ne pensent pas beaucoup l'exportation. Du coup Ce n'est pas étonnant que "le quartier japonais" au 1er arrondissement à Paris, les gens de la rue St Anne, n'en savent pas grande chose.
Au Japon, on peut acheter des senkou hanabi fabriqués au Japon, du prix relativement élevé mais de bonne gamme, dans certains de magasins, comme amazon.co.jp, mais ils en exportent pas hors du Japon.
Voici ma réponse....
*
P.S. Merci aussi pour des messages pendant mon absence. Ces derniers mois, étant débordée du travail et d'autres chose, je ne pouvais pas du tout répondre à presque aucun de messages envoyés par le biais de ce blog. J'en suis navrée...
Délocalisation à la japonaise?
Je suis vivante....
Merci beaucoup pour des messages et des commentaires. Je suis bien vivante, mais assez occupée en ce moment....
Là maintenant, je suis en train de préparer un cours des sciences studies pour une faculté des sciences. Le sujet du cours pour demain sera "comment peut-on distinguer les sciences des pseudosciences?". (Soit dit en passant, je sens toujours une hésitation devant des options quand je veux dire "tomorrow's seminar" en français. Est-ce "cours de demain", "cours pour demain", "ou cours demain"?)
Si j'ose dire la conclusion provisoire sur ce sujet, basée sur quelques discussions en philosophie des sciences, c'est qu'il n'y a pas de ligne claire de démarcation entre les deux, mais quelques critères (scientifiques ou philosophiques) utilies à un jugement très probable pour la distinction. C'est à dire, il s'agit toujours du degré de probabilité, et il est en général très difficile de réfuter complètement un propos pseudoscientifique, mais la probabilité du jugement pourrait atteindre à 99% ou plus, dans certains de cas (enfin en général on ne peut pas avoir un chiffre clair comme ça, mais...).
Bon, je ne suis pas philosophe, donc mon argumentation est un peu grossière ici. Mais c'est intéressant d'aborder un tel sujet même pour le boulot. (c'est à dire, je suis historienne des sciences et je veux trop parler sur l'histoire mais on ne m'en permet pas toujours.)
En naviguant sur le net pour me renseigner plus sur le sujet, j'ai trouvé par hasard la page d'une association, qui s'appelle "centre de recherche en astrologie."....
Cela m'intrigue la présence d'une telle association. Je ne sais pas encore exactement sa nature, mais au moins il semble que le site contient beaucoup de sources historiques sur l'astrologie.
Par exemple, il publie une traduction d'un passage par Johannes Kepler, astronome connu par les "lois de Kepler" sur les propriétés principales du mouvement des planètes autour du Soleil. L'astronome pratiquait en fait l'astrologie pour gagner sa vie (ce qui était courant à l'époque), car le salaire des mathématiciens (dans ce contexte, mathématiciens = astronomes) était tellement bas. Donc il dit:
"1-4 This curiosity [predictive astrology of a frivolous kind] flourishes, and stimulates one to learn astronomy. And astronomy is not rejected, but highly praised, as is appropriate. Now, this Astrology is a foolish daughter (as I wrote in my book de Stella Cap. XII ). But dear Lord, what would happen to her mother, the highly reasonable Astronomy, if she did not have this foolish daughter. The world, after all, is much more foolish, indeed is so foolish, that this old sensible mother, Astronomy, is talked into things and lied to as a result of her daughter's foolish pranks...
The mathematician's pay would be so low, that the mother would starve, if the daughter did not earn anything. If formerly no one had been foolish enough to hope to learn of the future from the sky, then, Mr. Astronomer, you would not have gotten so clever as to think that the course of the heavens should be made known for God's honor and glory. In fact, you would have known nothing of the course of the heavens. "
(Tertius Interveniens, 1610.)
Sinon, j'ai trouvé aussi un lien intéressant
http://charlatans.info/pseudoscience/
Pour une autre nouvelle, il est fort possible que je déménage à Hiroshima (ville historiquement connue pour le dégât par la bombe atomique) à partir de l'avril prochain, pour un nouveau travail. Je suis encore en attente pour l'annonce officielle. On va voir.
P.S. Pour préciser ma position philosophique sur le sujet traité dans ce séminaire, elle est en gros "bayésiennne".

