17 juin 2008
Akihabara, travail, etc.
Permettez-moi de commencer par un sujet assez sombre....
Il y a une semaine, un homme à l'âge de 25 ans a agressé plusieurs de personne à Akihabara, d'abord en attaquant la foule par un camion, puis par couteau à la main. Sept personnes étaient mortes par cet acte.
Les réactions étaient vives et diverses, et on est encore sous le choc, en pensant à ce que signifie cette affaire.
Hiroki Azuma, connu par son analyse de la culture otaku, a utilisé le mot « attentat » pour expliquer ce crime, tout en précisant que le jeune ne pouvait jamais éclaircir son propos dans le langage politique, et ne faisait que poster sur un BBS en ligne des milliers de courts messages, fragmentés et même enfantins.
Ancien bon élève, l'auteur du crime était employé précaire en usine après son échec scolaire au lycée. Il semble très stressé de son travail, instable, dans lequel il devait répéter des tâches manuelles monotones tout au debout sauf une pause à 10 minutes toutes les 2 heures, souvent tout seul. Quelques jours avant du crime, il a cru que l'usine allait le licencier (mais en fait ce n'était pas le cas). On sait aussi qu'il était surtout haineux contre les « gagnants » et «ceux qui sont heureux en vie de couple » (point peut-être pas très compréhensible pour les lecteurs francophones, mais de nos jours les statistiques montrent que la précarité donne l'effet direct au taux du mariage au Japon. Comme on associe l'image d'une jolie voiture à la richesse, ici, certains pensent au couple heureux par le mot « gagnant »...)
Comme Azuma, je pense aussi qu'il ne nous faut pas traiter cette affaire comme cas isolé.
La situation autour des jeunes ici est devenue extrêmement difficile depuis ces dix ans. La précarité et l'exclusion sociale sont partout. La violation du droit de travail et l'exploitation sont devenues presque banales.
Il n'est pas exagéré de dire qu'à part quelques minorités de gens qui ont de la chance, beaucoup de jeunes sont en face des options suivantes: soit rester sain et sauf en précarité, soit travailler à plein temps jusqu'à faillir être détruit moralement ou physiquement, ou au pire, travailler comme le dernier mais tout le temps en précarité, comme l'auteur de cet '"attentat".
Et je suis maintenant contente d'arriver à dire ça, avec une vision assez claire et précise.
En effet, cela a commencé depuis longtemps, comme je l'ai écrit, de ma génération, qui est sortie de l'école en pleine crise économique, mais nous étions sans voix, restions en silence, sans savoir comment en expliquer, et voilà enfin un de ses résultats cruels est arrivé. Oui, justement ce que je pense, c'est « enfin, il est arrivé ».
Bon, il n'y a pas que des anecdotes négatives. Cette année 2008, je pense et j'espère que c'est aussi celle du changement de ton. Dans les journaux, on constate de plus en plus d'articles qui traient des problèmes sociaux, les connaissances sur la loi du travail, et les mouvements sociaux par les jeunes retrouvent certaines vivacités....
Je souhaite surtout que la discussion soit approfondie par cette occasion, pour que cela ne soit pas trop tard.
*
.....En écrivant ce texte, cela me revient combien on était bizarrement démuni de la force de contestation jusqu'ici.
Je me souviens aussi avec certaines émotions de plusieurs histoires des mes amis et mes proches, liées à ce problème.
Le plus ancien souvenir remonte jusqu'au début de ce siècle. A l'époque, j'étais avec une fille (j'ajoute que je suis bi), et dès le début de la relation, notre conversation était étrangement difficile: chaque fois au téléphone, elle ne racontait que du problème au travail, surtout de l'excès du travail sans être payé(par exemple, 150 heures supplémentaires par mois, c'est à dire, 12 ou 13h de travail par jour plus quelques samedis ou dimanches). N'étant pas issue d'un milieu favorisé, n'ayant pas de bon diplôme, en plus étant fille, elle était apparemment exploitée dans sa boîte.
Mais ce qui était le plus difficile, c'est qu'elle n'admettait jamais que je parlais de l'injustice, la violation du droit, etc. Elle ne voulait surtout pas m'écouter quand je disais qu'elle n'avait pas besoin de le subir.
Selon elle, c'était la parole d'une étudiante naïve, comme moi, à l'époque, qui ne connaissait pas « la règle du monde ».
Elle voulait être reconnue par son bosse exploiteur, et n'y serait jamais arrivée: elle a quitté son travail, étant tombée complètement dépressive.
Tout récemment aussi, une de mes connaissances en ligne a quitté le travail de la même façon.
Elle était jeune fille, à l'âge de 23 ans, originellement assez fragile, mais son état de santé psychologique était complètement rétabli, quand elle a commencé à travailler après ses études. Mais l'excès du travail l'a brutalement écrasé.
Selon son journal en ligne, elle a pris toujours le dernier train, parfois privée du weekend (au moins 2 fois par mois).
Dans un article juste après son arrêt de travail, elle dit:
« Ayant souffert de la dépression au moment du lycée, j'ai fui de beaucoup de choses. Entrée dans ma vie professionnelle, je me suis dit que je travaillerai avec motivation comme les autres gens normaux et ordinaires. Mais, j'y ai échoué. »
(Les phrases originales sont en japonais. Je les cite en anonymat avec ma traduction en français, sans sa permission, mais j'espère que cela serait toléré.)
Il me rend toujours triste de les relire, car elle n'a vraiment pas besoin de sentir comme cela. C'est son entreprise qui n'était pas normale...
Mon petit frère était aussi victime de la même situation, mais seulement pendant une courte période : il y a quelques semaines, il a été embauché par une entreprise pour restauration avec un contrat CDI. Et ce contrat était rempli des conditions illégales: sans assurance, sans retraites, avec payement des heures supplémentaires fixé à 20000 yens au maximum malgré des heures consacrées.
Résultat: la compagnie l'a jamais fait rentrer avant le dernier train, et il était obligé de travailler 14h par jour, en plus presque tout le temps au debout, car il a aidé ce restaurant dirigé par la compagnie.
Frappé, mon frère a calculé le salaire effectif par heure, et a découvert qu'il travaillait au dessous du SMIC régional (720 yens). Il a demandé à son bosse de changer son contrat de CDI en CDD, car ce dernier va lui permettre le salaire de 1300 yens par heure, presque doublé, avec plus de flexibilité.
Et alors, la direction lui a dit au milieu de la journée: « tu peux rentrer chez toi ». Cela voulait dire qu'elle ne le voulait plus, et qu'il n'aurait pas besoin de revenir le lendemain.
Comme ça, heureusement, il s'en est sorti sain et sauf, mais ce qu'il me raconte m'a laissé un goût amer.
« Enfin, tous étaient victimes là-bas, même le P.D.G. travaillait comme moi. Et ce dernier a été longtemps exploité par son ex-patron, qui est maintenant le plus grand investisseur pour sa compagnie. Ces gens-là, ils ne pourront plus s'en sortir, car c'est trop tard pour eux, ayant longtemps travaillé comme ça. En ce sens, je suis sincèrement désolé pour eux », dit-il.
*
Merci beaucoup pour toutes vos visites et tous vos commentaires ou mails pendant mon abscense sur ce blog.
Je suis désolée de ne toujours pas pouvoir répondre à tous.
Ces derniers temps, le temps passe très vite, et je pense à beaucoup de choses en même temps. Cet article en est une.
Je n'y raconte pas sur ma propre situation concernant le travail, car cela me paraît un peu compliqué pour l'instant. Mais j'espère trouver l'occasion un jour.
13 mars 2008
La guerre 1914-18
J'ai appris la mort du dernier poilu français par l'information.
En fait, je connaissais ce mot "poilu" depuis quelque temps, mais je ne savais pas pourquoi on parlait tellement en France de ces soldats qui ont participé dans la guerre 1914-18.
Aujourd'hui, en écoutant la radio, j'ai compris pour la première fois comment la guerre 1914-18 tenait une place importante dans la mémoire collective des français.
Cette ignorance de ma part vient du fait que cette première guerre mondiale est un événement assez effacé et oublié chez nous, au Japon, devant le poids écrasante de la mémoire de celle deuxième mondiale, avec la colonisation, la chute de bombe atomique, le bombardement de Tokyo, les "femmes de réconfort"....
Enfin la mémoire d'une guerre ça varie naturellement selon les pays, les régions.
03 septembre 2007
relevé d'empreintes digitales à partir de ce novembre 2007
À partir de ce novembre prochain, on relève à l'immigration des empreintes digitales des visiteurs au Japon à l'âge plus de 16 ans, sauf quelques cas exceptionnels. C'est le deuxième pays après les États-Unis qui introduit cette mesure pour la « lutte contre le terrorisme »....
Au dire de l'office d'immigration japonais, cela assurera "la sécurité de tous les visiteurs au Japon dans son territoire".
....Mais si je me rappelle bien, le dernier attentat le plus dur est celui fait par des Japonais eux-mêmes, fameuse histoire du gaz toxique dans le métro de Tokyo en 1995 (mais j'ajoute que chez nous cette affaire n'a jamais été vraiment nommée « attentat », mais simplement comme « incident criminel ».)
Certes, nous parlons depuis 2001 que Tokyo doive être une des cibles favorites des terroristes vu son importance économique à l'échelle mondiale, etc., mais pour l'instant il semble clair que nous sommes bien en arrière de la Grande-Bretagne ou la France sur ce sujet.
Un autre point bien étrange : selon cet article (en japonais), le gouvernement envoya ses agents en Chine, en Corée et au Taiwan pour « l'explication et la demande de compréhension » à l'égard de cette nouvelle mesure du contrôle à l'immigration.
Enfin, cela explique en quoi le vrai intérêt de notre gouvernement (et la police) consiste.
*
p.s.
Le site du consulat japonais au Canada explique bien les détails en anglais.
J'ai trouvé aussi une vidéo, qui explique les procédures aussi en anglais. Cela vient aussi du site officiel du gouvernement japonais.
Pour ceux qui ne veulent pas suivre l'image toute entière, ce site raconte bien l'essentiel.
Quel horreur, et quelle honte.
09 février 2006
Quelques mots supplémentaires....
Permets-moi d'ajouter qqs mots au dernier article sur "les caricatures" et de préciser mon propos quatres jours après sa publication....
Quand je rédigeais le texte, j'avais une autre chose en tête, c'était une affaire, plus locale, des caricatures : le conflit chino-japonais.
Comme vous savez, ces dernières années on a connu qqs émeutes et des manifs par les Chinois animés par le sentiment antijaponais.
Bien sûr que le motif n'a jamais été la religion, mais vous savez, le nationalisme a autant ou plus de poids en Asie de nos jours que la religion dans le monde de la culture monothéiste.
Par exemple, une anecdote assez proche (peut-être) de l'affaire de cette fois : en octobre 2003, deux étudiants japonais ont présenté une pièce du théâtre devant le public chinois au moment d'une fête d'étudiants à Xi'an, en Chine. Dans cette pièce, si je m'en souviens bien, deux personnages, un homme et une femme, chacun représentant un des deux pays, montraient certains gestes sexuels et obscènes sur la scène pour suggérer "la relation amicale des deux pays". Et cela a suscité du dégoût et une grande indignation parmi les spectateurs chinois.... jusqu'à provoquer des émeutes. Ce n'est pas facile d'évaluer cette affaire, mais moi personnellement, je pense que les responsables sont en principe ces Japonais, ou précisément dire, leur ignorance sur certaines choses à l'égard du sentiment de leurs voisins, malgré leur séjour sur le terrain.
Certes la situation n'est pas la même que celle des caricatures en Europe. L'auteur danois des dessins était sur son propre sol et d'autre part l'affaire chiniose ne concernait pas directement la liberté d'expression dans les médias. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de superposer à la position des Chinois la colère des émeutiers au proche Orient, car malgré la différence claire, il y a quand même une similitude : le passé douloureux de la colonisation (réelle ou symbolique), le sentation des menaces de sa propre valeur culturelle (ou religieuse) par les « riches » ou « puissants » du monde.
La liberté d'expression est à respecter, mais il est en même temps vrai que les caricatures par les « puissants » qui ciblent consciemment ou inconsciemment les « faibles » (ou ceux qui se sentent « humiliés », ou « défavorisés »), ce sont dans la plupart de cas.... plutôt du mauvais goût, au pire dégoûtant.
Avant de finir, une précision.... maintenant je n'ai plus de sentiment particulier à ce film du fameux réalisateur, Talantino. En fait, je me suis rendu compte après la conversation que les Américains ne constituaient plus les « puissants » pour la vision du monde de mes compatriotes, que j'avais mi-perdue au bout du long séjour en Europe. Et tout d'un coup, l'image du personnage m'est devenue qqc de peu gênant. ....J'allais retrouver pleinement cette petite arrogance, naturellement partagée parmi mes compatriotes, surtout après mon retour au pays en 2004
05 février 2006
Caricatures
Dès mon arrivée en France, j'entends parler aux médias l'histoire des caricatures de Mahomet. Cela m'impressionne d'une certaine façon...et m'appelle un petit souvenir très personnel.
Il y a deux ou trois ans, quand je vivais à Paris en tant qu'étudiante étrangère, j'étais très sensible à tous les genres de caricatures sur l'Asie et le Japon. Par exemple, un film comme « Lost in Translation » a tapé sur mes nerfs, même si ses images de Tokyo étaient parmi les plus belles que j'ai vues.
Un jour, j'étais à Tokyo pour passer les vacances du Nouvel An, et me promenais avec un copain dans le centre-ville. J'y ai remarqué un grand panneau de « Kill Bill » à la façade d'une salle du cinéma. Par réflexe, l'idée m'est arrivée de lui demander s'il avait vu le film, et j'ai dit :
« moi, je ne me sens pas l'envie de le voir, car je suis gênée de l'image d'un personnage asiatique qui apparaît dans sa bande d'annonces ».
Dans « Kill Bill », il y avait un personnage combattant joué par une actrice chinoise, et elle portait étrangement un kimono blanc typique pour la cérémonie de mariage japonais.
Mais l'opinion de ce copain japonais, menant paisiblement sa vie quotidienne dans son pays, était très différente de la mienne.
Il a dit :
« Oh, tu le trouves ? Pour moi, c'est juste amusant. Ce sont juste des caricatures très banales et typiques chez les Américains. Ce n'est pas la peine de faire la tête. D'ailleurs, la plupart de japonais aiment bien les représentations de ce genre et ils les reproduisent même dans leurs propres produits culturels. Oui, en fait ils font la même chose depuis longtemps. Par exemple, tu te souviens des jeux vidéo de Capcom dans les années 1990 ? Y a plein de personnages bizarres de ce genre. Je crois même que le réalisateur de Kill Bill a été inspiré de nos jeux vidéo. »
Tout d'un coup, j'ai compris quelque chose.
Lui, vivant dans son propre pays, entouré de ses produits culturels, il ne se sent pas du tout menacé de son existence, de sa fierté, mais pour moi, c'est le cas, au moins à l'époque, en tant que résident étranger en France.
Du coup, la différence s'est produit. Quand j'étais gênée d'une moindre caricature, il pouvait tout simplement en rigoler, et arrivait à oser évoquer la possibilité de l'influence des produits japonais sur ce fameux réalisateur (et à certain degré, il avait raison, je crois).
Bien sûr il s'agissait aussi de la différence de la nature entre lui et moi : je suis en général plus nerveuse et sensible que lui.
Pourtant, je crois que sa réponse explique suffisamment comment ton environnement change ta sensibilité à l'égard des caricatures sur des éléments qui t'appartiennent, comme culture, religion, etc. Quand tu te sens menacée ou minoritaire dans une société, tu deviens en général moins tolérant envers les représentations faites par les autres sur ta culture.
Surtout l'impression se dégrade, quand ces caricatures sont faites par ceux qui sont dans une position socialement plus favorisée, "puissante" que toi.
Pour mon cas, en tant que une asiatique dans le monde occidental, je me sentais plus faible, munie de moins de crédit social que les français ou les europpéens, tandis que mon copain n'avait aucun souci de ce genre, vivant dans son pays natal.
Bon, mon histoire n'est que celle d'une étrangère d'origine d'un pays dit « riche » et « développée ». C'est à dire, quand tu rentres dans ton pays, tu te sens assez facilement protégé, assuré.
Mais peut-être qu'il existe des gens qui ne se sentent pas complètement en asile même dans son propre pays, envahi par la pauvreté, exploité par les multinationales étrangères. Il est possible qu'en vivant dans telle situation, ils soient rarement libérés du sentiment de l'humiliation culturelle par les pays politiquement plus « puissants », dont la plupart sont occidentaux.
La liberté de l'expression c'est bien sûr important et nous devons la respecter. Mais je pense qu'il nous faut aussi toujours prendre en considération ta position par rapport aux autres quand tu exprimes qqc à l'égard de ces derniers, car selon le contexte social, ce qui est drôle pour tes amis pourrait être simplement dégueulasse pour les autres.
11 avril 2005
se souvenir...du génocide et des crimes
"Se souvenir de l'époque du national-socialisme, de la guerre, du génocide et des crimes est une partie de notre identité nationale. Et c'est une responsabilité morale constante ", a déclaré hier G. Schroeder, le chancelier social démocrate allemand à l'occasion d'une cérémonie commémorative des victimes du camp de concentration à Buchenwald. Dans ce camp périrent environ 56 000 personnes.
De l'autre côté de la planète, les milliers de chinois ont manifestaient pour montrer leur colère contre l'attitude du Japon sur l'histoire. C'est vraiment honteux de voir notre gouvernement laisser aggraver la relation avec ces pays voisins. Apparemment, à mes yeux, ils n'ont pas accumulé des efforts. Il était prévisible, cette situation, surtout avec la Chine. La tension a augmenté depuis longtemps, et on savait que les autorités chinoises préféreraient canaliser la frustration de ses jeunes citoyens vers la colère contre le Japon que la voir contre l'avancement du capitalisme ou le régime lui-même (ou le capitalisme avait le trait japonais là-bas, c'est possible, comme si les européens pensent aux États-Unis en face de la « mondialisation »).
Par exemple...
C'est vrai que la position « officielle » du gouvernement est de « reconnaître tous les crimes commis par l'Etat pendant la Deuxième Guerre mondiale, » et cette phrase est marquée dans le discours du ministre des Sciences et de l'Education, adressé récemment en face des affaires du manuel révisionniste.
Mais en fait ce même ministre est connu par ses paroles révisionnistes (ou négationnistes selon le contexte), émises « par erreur » ou « non exprès ». Et ce qui est honteux, c'est qu'il y a l'atmosphère qui tolère ou s'en fiche des actes de ce genre par les hommes politiques.
Ou disons, au moins sur le problème de l'histoire, la tendance négationniste, genre presque d'extrême droite, elle gagne même certaines popularités parmi mes compatriotes.
Surtout certains hommes politiques de droite qui sont nés pendant ou après la Guerre sont terribles. Ils ont tendance à trop facilement idéaliser « le Japon avant la Guerre » qui se brille dans leurs souvenirs de l'enfance, puisqu’ils ne le savent pas suffisamment. Un exemple typique est le maire de Tokyo. Et certains jeunes imbéciles, qui n'ont jamais sérieusement pensé à la politique, les suivent.
Comme ils parlent trop facilement de « l'honneur du pays », « la perception masochiste de l'histoire ».
Mais franchement, à mon opinion, c'est cette situation elle-même, qui est la HONTE du pays.
A propos, on a eu le tremblement de terre à Tokyo vers 8h du matin...?
J'étais totalement endormi et ne m'en suis pas du tout rendu compte....
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P.S. Après avoir téléchargé ce message, j'ai reçu un mail de la part d'un collègue français sur
la pétition des historiens contre la loi du 23 février 2005. Il semble que le dossier sur les recherches et éducation historiques, c'est toujours chaud dans le monde de nos jours.
17 février 2005
Un jeune garçon a commis...
Un jeune garçon a commis un meutre dans une école primaire dont il était sorti.
Et son histoire me hante particulièrement ces jours-ci. Je ne sais pas précisément pourquoi.
Il avait 17 ans et vivait presque enfermé dans sa maison depuis l'âge de 13 ou 14 ans, sans aller à l'école, après quelques expériences de difficulté avec ses amis de classe (dont les détals ne sont pas clairs).
Il était vachement doué en jeux-vidéo. Il en a joué tout le temps, semble-t-il. Son rêve état devenir créateur de jeux-vidéo. Mais puisqu'il ne pouvait plus aller à l'école, il n'a pu s'inscrire au lycée.
Il a quand-même réussi au concours de qualification qui lui permet de passer au bac, mais on dit qu'il était très peessimiste sur son futur, toujours en doute de sa capacité de réaliser son rêve.
Un jour, il s'est décidé à visiter son ancient prof dans l'école primaire avec deux couteaux de cuisine dans son sac à dos. Il était absent, heureusement pour le prof et malheureusement pour le garçon. Et là, il a attaqué trois enseignants totalement inconnus de lui, dont un lui avait proposé de le guider.
Un des trois est mort dans la journée.
Selon les témoins, après être entré seul dans la salle pour les enseignants, déjà évaquée, il n'essayait plus de se déplacer. Il commença à fumer, toujours avec le couteau à sang dans sa main. "voilà la police arrive", dit-il en jetant son regard par la fenêtre. Il s'est arrêté toute de suite après, sans faire aucune résistance, sans ne rien dire.
09 février 2005
le Nouvel An chinois...le match du foot Corée du Nord vs Japon
J'ai entendu à la France Info (par internet) que c'est le Nouvel An chinois aujourd'hui, le 9 février.
Je l'aurais oublié, si je ne m'étais pas connectée tout à l'heure à la radio française par internet. Parce qu'on en parle pas beaucoup aux médias ici au Japon, malgré notre proximité géographique.
(Chez nous, le Nouvel An est le 1er janvier.)
En revanche, le match du foot entre le Japon et la Corée du Nord a vachement attiré les attentions du public. Un peu trop.
Une chose assez choquant pour moi, personnellement: j'ai vu à la télé un grand drapeau de l'armée de l'autodéfense japonaise hissé dans un coin du stade par qqn. Ce drapeau militaire, qu'on voit très rarement dans la vie quotidienne, est étroitement lié au souvenir du Japon impérial, qui a colonisé la péninsule coréenne. Franchement c'est dégueulasse de le voir à cette occasion.
02 décembre 2004
Liste noire de....
Aujourd'hui j'ai lu un article sur le problème du maltraitement des employés dans certaines écoles de langue au Japon et ailleurs. On accueille pas mal d'enseignants étrangers de langues, surtout pour l'anglais, et leur droit de travail n'est pas toujours suffisamment protégé.
Voilà une liste de mauvaises écoles de langue (en anglais), qui, selon eux, vont jusqu'à violer la loi du travail et ne se corrigent pas de leur comportement malgré des avertissements par des syndicats. http://www.generalunion.org/blacklist.htm
