25 décembre 2008
Anti Noël, anti 2009 ?
J'ai lu qu'en France une association se mobilise pour lutter contre le passage à la nouvelle année, bien sûr avec plein d'humour :)
http://www.fonacon.net/
Cela m'a rappelé un mouvement "contre le Noël" au Japon.
Eux, avec une certaine humour, mais aussi avec quelques revendications un petit peu politiques, résistent contre la célébration du Noël...
Ils sont mécontents surtout des tendances spécifiques du Noël japonais: commercialisme (il faut acheter des cadeaux!), hétérosexisme (le Noël pour les adultes japonais, c'est presque une fête des amoureux comme St Valentin, tandis que pour les enfants c'est une occasion de recevoir des cadeaux).
Voici leur manif qui a eu lieu ce 23 décembre à Shibuya, Tokyo.
Une des chansons (avec images) dédiée au mouvement "Annonce de l'annulation du Noël".
Miku Hatsune (vocaloid, logiciel synthétisant la voix humaine) chante: "Le commercialisme gagne tout le monde (japonais). On fête le Noël sans rien savoir sur le Jésus Chris. C'est une fête vraiment vide. Mais cette année, le Noël est annulé. Le Père Noël est en vacances, il ne viendra pas. Et c'est moi qui suis avec toi...(c'est ironique, car Miku n'est qu'une fille virtuelle)"
Bon, mais quand même je vous souhaite tous de bonne fêtes de fin d'année!!
*
P.S. Merci pour vos commentaires et des mails! Je suis désolée de tarder à vous répondre....
07 janvier 2008
Galettes des Rois etc.

C'est encore rare, mais on vend des Galettes des Rois dans ma ville en banlieue de Tokyo.
Mais, la fève n'est pas dedans et c'est à nous de l'y insérer, peut-être pour éviter des événements imprévus chez les clients qui ne savent pas la coutume.
Le 6 janvier, c'est l'épiphanie en France.
Le 7 janvier, on mange chez nous du "bouille de riz aux sept herbes"(nanakusa gayu, 七草粥) pour souhaiter la longévité et la santé.
Chacun fait son truc dans son coin:-)
04 août 2006
Manga Café à Paris ?
Paris a désormais au moins un Manga Café....? C'est sympa. Mais
j'espère qu'il serait plus chic à la parisienne que ceux que je
connais à Tokyo.
Manga Café
11 bis rue des Carmes 75005 Paris
Citation du concept:
"le Manga Café est un concept tout droit venu du Japon, un lieu
entièrement dédié à la détente, à la lecture de mangas, avec un
service de boissons à volonté. L’heure de presence est facturée 3
euros en heures creuses et 4 euros en heures pleines. On y trouve un
large choix de séries (le plus grand de France selon le gérant) y
compris des mangas aujourd’hui épuisés.(Glénat Manga Newsletter, no 40)"
Soit dit en passsant, mon petit frère travaille dans un Manga Café en
banlieue de Tokyo, pour petit boulot.
Le travail lui plaît en principe....sauf qu'il se plaint souvent qu'on l'exploite. Parfois il est tout seul pour s'occuper du café après
minuit. Heureusement le quartier est assez sûr pour ne pas
s'inquiéter trop de la délinquance.
P.S. Grand merci pour les commentaires au dernier article !
Je vous répondrai dès que je reviens chez moi. Maintenant, je pars
pour travailler....
24 novembre 2005
Différence
Le sens de la religion et son poids de la présence dans la société, c'est totalement différent entre en France et au Japon de nos jours (pour l'ensemble de l'Asie d'extrême orient, je m'abstiens de la parole. C'est trop compliqué). Parfois je suis prise de cette sensation.
Sur les religions au Japon, comme c'est assez bien connu, nous avons en principe le shintoïsme et le bouddhisme.
La plupart des Japonais sont routiniers des deux en même temps, car chacune fait partie de leurs coutumes : fêter la naissance d'un bébé dans le temple de shinto, organiser les funérailles dans le temple bouddhiste, etc.
Parmi ces deux, le bouddhisme est surtout « soft », doux et peu autoritaire. Il est bien aimé surtout par les gens âgés et.... il fait parfois rigoler les jeunes.
Notamment quand on est gamin, cela nous arrive d'utiliser des signes de cette religion pour marrer. Le top star, c'est Bouddha.
Autant que je me souvienne, pour mes amis et moi jusqu'à certains âges, le visage de Bouddha était franchement qqc de rigolo, sauf que nous étions dans le hall de cérémonie (là, nos parents nous surveillaient). Malheureusement, son visage n'était pas fait pour les jeunes. Il était apparemment trop différent des mannequins de la mode (1).
Donc, par exemple, si on donne un surnom « Bouddha » à un garçon dans la salle de classe, c'est pour rigoler ou le ridiculiser.
(Je me demande si cela est possible d'imaginer qu'on donne un surnom « Jésus » ou « Allah » à qqn dans la classe à la même façon en France... peut-être que c'est rare ou ça n'existe pas, n'est-ce pas ?)
Avec le shintoïsme... oui, c'est vrai qu'on s'amuse beaucoup moins, probablement par les deux raisons suivantes.
Premièrement, cette religion n'a pas beaucoup de symboles éclatants ou intéressants à l'esprit enfantin : elle est animisme et son symbole est parfois trop abstrait (pierre, arbre, papier...).
Deuxièmement, en fait, parce qu'elle fait un peu plus peur aux gens. Les dieux de shintoïsme représentent la Nature toute sauvage, pas civilisée. Donc, théoriquement, leur vengeance en cas de mépris de la part des êtres humains est beaucoup plus atroce que celui qui est concevable chez le Bouddhisme (ou précisément dire, ce dernier ne donne jamais de vengeance à personne). Ils peuvent causer le tremblement de terre, l'inondation, etc., parce qu'ils sont la « Nature ».
« C'est pour cela qu'on demande à Bouddha son soutien. Il va nous protéger, quand ces dieux sont en colère « ..... selon un prince japonais qui a vécu au VIe siècle de notre ère.
De toute façon, la présence des religions est, disons, assez légère chez nous, même si elles sont culturellement très importantes chez certains. Elles sèment très rarement les cause de conflit. Même pour le cas du débat sur la visite de Koizumi au temple de shinto Yasukuni(2), l'essentiel n'est pas le fait que c'est une acte religieuse faite par un homme d'Etat, mais que ce temple est l'endroit culte du nationalisme, extrême droite.
Mais au lieu des religions, il y a sûrement ce qui est très lourd et qui ne nous fait jamais rigoler. C'est tout simplement « le monde », « ce que tes voisins ou tes collègues disent ». Si la guerre de religion n'est pas autant chaude au Japon qu'ici, la guerre de diplomatie quotidienne semble beaucoup plus âpre. Par exemple, je trouve que le film "Stupeurs et tremblements" d'Amelie Nothomb l'a assez bien décrit(3), même si je constace dans son sénario pas mal de points bizarres et certains préjuges de la part de l'auteur.
Par exemple, il arrive assez facilement que certains immigrants sont mal aimés et écartés par « sa faute de la maîtrise de règles communes », « parce que sa façon de vivre dérange les autres », etc., c'est à dire, en raison du manque du savoir-faire diplomatique local. Mêmes parmi des japonais, c'est la même ou pire. Dans des écoles ou des boîtes, c'est la tention qui remplit l'atmosphère.
Etre écarté ou ne pas l'être, c'est ça le problème !
(1) ...Dans l'archipel, nous avons peut-être vécu une rupture culturelle très profonde dans ces derniers deux siècles, surtout pour le critère de la beauté. Les filles dans les dessins du XVIIIe siècle nous semblent plutôt moches, malheureusement. C'est-à-dire, je les apprécie comme les oeuvres des beaux arts, mais je ne peux plus sentir l'envie d'avoir un visage comme elles.
(2) Le premier ministre Koizumi n'arrête pas de visiter ce temple culte régulièrement chaque année, et cela dérange toujours le sentiment des pays voisins comme la Corée, la Chine, mais aussi la gauche du pays. C'est parce que cet endroit sacralise pas mal de criminels de la guerre 2e mondial. En même temps, son acte est problématique par rapport au principe de la laïcité du pays.
(3) L’héroïne belge est harcelée par ses collègues japonais pas simplement parce qu'elle est étrangère, mais aussi par le fait qu'elle ne savait pas bien lire l'ambiance de cette communauté, la hiérarchie déjà existante sur place. Et elle y arrive juste au dernier moment, quand elle dit adieu à sa bosse (Fubuki), avec le geste de « stupeurs et de tremblements ».
31 octobre 2005
Toussaints, Halloweeen et...."Bon".
J'ai fait un peu de recherche sur la coutume de la Toussaint, pour éclaircir sa relation avec la fameuse fête américaine, "Halloween". Peut-être que vous francophones savez bien toutes ces deux fêtes, mais moi, jusqu'ici je ne les connais que de façon très superficielle...
(J'ajoute que Halloween américaine est connu au Japon et assez présent de façon commerciale. ex. McDo décoré à la Halloween, etc..).
Voici des liens intéressants.
Sur la Toussaint et son origine (très détaillé, précis)
http://www.france-pittoresque.com/traditions/62b.htm
Sur la Toussaint (du point de vue de croyants catholiques),
http://catholique-coutances.cef.fr/communication/toussaint/toussaint.php
Sur la relation entre la Toussaint et les fêtes celtiques,
http://www.cta109.com/cta109/articles/fetes_celtiques/fetes_celtique.html
Sur l'origine de Halloween et sa relation avec les fêtes chrétiennes catholiques (en anglais)
http://wilstar.com/holidays/hallown.htm
Donc, en résumant très grossièrement, Halloween a sa racine dans la fête celtique, Samhain, le Nouvel An celtique, qui débute après la fin de l'été. Et Toussaint, c'est une forme d'appropriation de cette fête païenne par les chrétiens vers le 9e siècle. Dans ces deux fêtes, sont mêlés d'autres éléments comme la tradition de la fête des morts chez les Romains, celle des chrétiens européens au XIXe s., etc...
Pour moi, ce qui est intéressant, c'est les deux points suivants...
1. Il s'agit de toute façon du croisement entre le monde des vivants et celui des morts.
Selon la tradition celtique, "Les esprits, les défunts, sont autorisés à venir visiter les vivants."
Et chez les catholiques, "la plus populaire facette de la Toussaint est l'hommage rendu aux défunts de la famille".
2. Dans le calendrier celtique, cette fête se situait donc au début de l'autonme (à la fin de l'été).
"Samhain marquait la fin de l'été et le début d'une nouvelle année."
Tout cela me rappelle curieusement une fête traditionnelle chez nous, 盆Bon (ou Obon).
Elle est aussi une occasion de penser aux morts, surtout aux ancêtres. Il est dit que les esprits des défunts reviennent et rendent visite à leurs descendants pendant la période de Bon.
De nos jours on la fête au milieu de l'été en une semaine (soit vers le 15 août ou le 15 juillet selon les régions), mais en fait dans la tradition bouddhique, elle devrait aussi être fêtée au début de l'automne (...et peut-être en Chine, c'est le cas même de nos jours, non ? Faut vérifier...)
Pourquoi ce décalage ? C'est parce que notre "Bon", dont le nom officiel est "Urabon", est aussi le résultat de l'appropriation de cette fête bouddhiste par les autochtones dans l'archipel japonais. Comme les chrétiens en Hexagone le faisaient pour la tradition celtique druidique en y ajoutant leurs propres éléments.
Je ne pense pas l'existence d'une racine commune et précise entre Toussains/Halloween et "Bon", mais cette coïncidence est intéressante !
P.S. Sur le Bon, voici un bon lien
http://www.routard.com/mag_evenement/id_evt/189.htm
14 juillet 2005
Jômon vs Yayoi ?
Quand j'étais en France, on m'a demandé quelques fois si je peux distinguer les japonais parmi des autres asiatiques.
Bon, je ne sais pas. La réponse est oui et non. Normalement, s'il s'agit d'un groupe, c'est plus facile de deviner.
Mais enfin les Japonais, ils sont mixtes depuis des millénaires.
Par
exemple, en cliquant ici,
vois allez voir une affiche marrante d'une exposition archéologique,
dans laquelle deux filles représentent chacun deux des origines
principales des japonais.
La fille à gauche a le visage « typique »
des résidents à l'archipel à l'époque de Jômon (environ jusqu'à 400 ans avant J
C.), et celle à droite à l'époque de Yayoi (des 7 ou 8 siècles avant J C. au 3e
siècle après J C. en fait il y a encore pas mal de débats sur la période du commencement de cette époque).
L'une (à gauche) est probablement descendants venant de l'Asie du sud-est ou des îles de Micronésie, l'autre (à droite) clairement de la péninsule coréenne.
En revenant à la question au début, je suppose donc que c'est à peu près la même chose pour les français d'origines européennes. Tous ont été bien mélangés au bout du temps et nous ne voyons que vaguement certaines différences entre des collectivités des gens.
11 juin 2005
Des émissions en japonais sur le net...
J'utilise un logiciel pour écouter la radio et la télé (ou plutôt des images) en français, mais aujourd'hui, j'ai trouvé tardivement qu'il nous permettait aussi de voir pas mal d'émissions en japonais. Ce logiciel, c'est Cocoa JT.
Mais il faut noter que les chaînes y proposées sont celles spéciales pour le net. Au Japon, l'ouverture des chaînes télévisées ne sont pas encore faite, ni le mixte des médias (mediamix) entre la télé et l'internet ou la radio et ce denier.
Soit dit en passant, pour écouter la radio francophone sur le net, j'ai déjà posté un article (mais en japonais).
Comme ça, on n'est jamais isolé du monde extérieur:).
Vive l'internet !!
* *
P.S. Mon prof de français m'a indiqué qu'il n'était pas pour les Windows. Désolée pour les utilisateurs de PC.
24 mai 2005
Différence: les blogueurs en France et ceux au Japon
C'est intéressant de lire des articles sur le boom des blogs en France.
Et je constate déjà plusieurs de tendance différente entre les blogueurs français et ceux japonais.
1. Les blogs français sont en général plus politiques que ceux japonais. Les blogs japonais, ils inclinent plus aux hobbies ou aux journaux intimes. C'est premièrement parce que ceux japonais ont développé en fait par l'unification des deux courants, celui des blogs anglo-saxons et celui des communautés des journaux intimes en ligne, dont les services avaient existé avant l'apparition des blogs. Et deuxièmement peut-être qu'ils sont moins d'habitude de parler de la politique avec des amis.
2. Les français cachent moins leurs vrai noms et visages, quand ils blogent que les japonais. Au Japon, les blogueurs ont plus de tendances à se méfier des visiteurs et rarement dévoilent leurs identités. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je sais qu'on a appris cette habutide ces dernières années, surtout après l'apparition des quelques grands communautés des BBS, où des rumeurs circulent et parfois cela va jusqu'à gâcher la vie sociale des individus, qui sont devenus la "cible" de ces attaques verbales (ex. L'affaire des critiques contre les otages japonais en Irak. À cause de la fuite de leurs adresses postales, etc. dans un BBS, les maisons de leur famille ont eu des jets de pierre).
3. Au Japon, les blogs sont plus liés, peut-être, au SNS (Social Networking Service). SNS est un service pour créer des communautés virtuelles. Un exemple connu, c'est "Orkut" dans le monde anglo-saxon. Mais sur ce dernier point, je dois plus me renseigner sur le monde des blogs français pour en être sûre....
18 avril 2005
Musée de l'imprimerie à Tokyo
Cet après-midi, j'ai visité le Printing Museum (Musée de l'imprimerie) à Iidabashi, dans Tokyo.
Malheureusement, une partie du musée était fermé pour la préparation d'une exposition temporaire, mais il était très intéressant malgré cela.
On peut y apprendre l'histoire de l'imprimerie en Occident et en Orient extrême (la Chine, la Corée, le Japon) en même temps, à partir de l'antiquité (ex. la gravure sur pierre en Chine) jusqu'à de nos jours. Il y a aussi des ateliers pour faire de l'expérience de l'impression.
Malheureusement, il semble que la collection du musée n'est pas exhaustive (surtout pour celle concernant l'Occident), mais je trouve que ce défaut est suffisamment complété par des matières audiovisuelles et des installations de modèles (ex. la reproduction d'une salle de travail pour des graveurs sur bois du XVIIIe siècle au Japon).
Surtout, le musée réussit à amuser aussi les enfants avec ces installations, sans sacrifier la qualité de renseignements pour les visiteurs adultes. ça, c'est bien fait pour un musée de ce genre.
Cette visite agréable me rappelait un autre musée de l'imprimerie, qui est en France, à Lyon. C'est le Musée de l'imprimerie de Lyon que j'avais visité il y a deux ans et que j'adore aussi.
Il était consacré à l'histoire de l'imprimerie occidentale, et à la différence de celui à Tokyo, il possédait beaucoup d'exemplaires des livres anciens en Europe.
Son seul défaut était ce qu'il demande trop de lecture aux visiteurs. Dans les salles d'expositions, il y avait partout plein de panneaux remplis des explications en français sur les détails de techniques d'impression... Donc c'était dense et intéressant, mais très fatigant et peut-être un peu ennuyeux pour les enfants.
03 mars 2005
Et je suis enfin à Paris
Je suis maintenant à Paris. Et....il fait froid. En plus depuis hier, il neige tout le temps... Au début j'étais bien contente de voir la ville hivernale, mais je supporte de moins en moins le froid et l'humidité glaciale. Je suis très frilleuse.
A part cela, tout se passe bien en ce moment. Je suis hébergée dans une résidence dans la Cité U de Paris et le bâtiment est bien chauffé.
Je partage la chambre avec une étudiante anglaise, qui sont venue ici aussi pour un court séjour de recherches en archives.
Aujourd'hui le 3 mars, c'est la fête traditionnelle pour les filles au Japon. Chez ma famille, on l'a fêté en fait une semaine en avance, car j'avais prévu ce voyage à Paris.
